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Plusieurs personnes, parmi mes lectrices et mes lecteurs m’ont fait la remarque suivante : « Pourquoi ce titre, qui peut paraitre péjoratif ? Pourquoi pas Madame Tallien ? »

Simplement pour deux raisons.La première, c’est que de nombreux auteurs ont déjà utilisé ce titre. La seconde, mon livre ne couvre qu’une période limitée de sa vie, celle couvrant la Terreur, période pendant laquelle elle ne sera…que sa maîtresse.

Thérésia Cabarrus, son nom de jeune fille, a épousé à quatorze ans le marquis Devin de Fontenay. Quand elle arrive en avril 1793 à Bordeaux, elle est divorcée de fraiche date et souvent les bordelais qui la voit passer dans son landau disent d’elle : c’est « La Fontenay » comme on disait à l’époque « La Pompadour » ou « La du Barry ». Mais après qu’elle eut rencontré Jean-Lambert Tallien avec lequel elle eut une aventure torride, et brillamment défendue Mme Boyer-Fonfrède et ses enfants pour les empêcher de se trouver à la rue en octobre 1793, sa notoriété devint immense.

Cet acte de courage aura un retentissement énorme, car elle eut le culot d’affronter de face les conventionnels et surtout le sinistre président de la Commission militaire. Dès lors la population qui avait désormais une admiration sans bornes pour elle, appela l’hôtel où elle habitera cours du Jardin public (photo ci-dessus) jusqu’en avril 1794, le bureau des Grâces et sa locataire « La Tallien ». On pouvait souvent la croiser dans les rues de la ville, allant du cours du Jardin public à la maison nationale (ancien Grand séminaire) où résidait Tallien.

Elle épousera finalement Tallien fin 1794 mais le quittera rapidement quand il échouera dans sa quête de pouvoir dans un monde qu’il ne comprenait plus.

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Visuels : photos de l’appartement habité à Bordeaux par La Tallien de septembre 1793 à avril 1794
Crédit photos : Marie-José Pietri

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